Les impôts au Canada pour les salariés : ce qu’il faut savoir !

Emménager au Canada s’accompagne d’une longue liste de choses à faire — et les impôts sont souvent un des éléments les plus sous-estimés. Pourtant, si vous êtes salarié et nouveau dans le pays, comprendre le fonctionnement du système fiscal canadien peut vous éviter du stress, vous faire gagner du temps et potentiellement de l’argent. Dans l’un de mes épisodes de podcast, « Les impôts au Québec et au Canada : connaître les grands principes et faire sa 1ère déclaration de revenus », je décortique tout cela de manière simple et pratique. Voici les points essentiels pour bien démarrer.

Votre résidence fiscale : la première étape incontournable

Avant toute chose, vous devez déterminer si vous êtes résident fiscal du Canada et à partir de quelle date. En règle générale, vous devenez résident fiscal lorsque vous établissez des liens importants au Canada (comme un logement sur place, un emploi ou votre famille). Et votre nouvelle résidence fiscale commence souvent… le jour de votre arrivée ! Pourquoi est-ce important de savoir cela ? Parce que votre statut de résident détermine quels revenus vous devez déclarer et comment. Un petit conseil stratégique : votre date d’arrivée peut avoir de vraies implications fiscales. Privilégiez une arrivée en début d’année plutôt qu’en fin d’année…

Les impôts sont prélevés à la source

Au Canada, les salariés paient leurs impôts sur le revenu à la source. Une certaine somme d’argent est prélevée à chaque paie. Ces retenues d’impôt sont basées sur les informations que vous fournissez lorsque vous commencez votre emploi (généralement via le formulaire TD1). Il peut être tentant de remplir ce formulaire à la va-vite (après tout, vous avez tant d’autres choses plus intéressantes à faire…), mais ce serait une erreur :

  • Trop de retenues d’impôts = un budget mensuel plus serré

  • Pas assez de retenues d’impôts = une facture à payer plus tard

Prendre quelques minutes supplémentaires pour remplir correctement votre TD1 peut faire une grande différence pour la suite.

Vous devez produire une déclaration d’impôts chaque année

Même si les impôts sont automatiquement prélevés à la source, vous devez quand même produire une déclaration d’impôts chaque année. Cette déclaration comprend :

  • Vos revenus d’emploi (via votre ou vos feuillets T4 si vous avez eu plusieurs employeurs)

  • Tout autre revenu (intérêts, placements, revenus locatifs ou revenus étrangers)

À noter, car ce n’est peut-être pas ainsi dans votre pays d’origine : la déclaration d’impôts est individuelle au Canada. Chaque adulte doit soumettre sa propre déclaration, même si une seule personne travaille dans le couple. Pour les salariés, la date limite de déclaration est le 30 avril de chaque année.

Attendez-vous à un recalcul

Lorsque vous produisez votre déclaration d’impôts, le gouvernement recalcule votre impôt total en fonction de votre situation complète. Puis vient le verdict :

  • Vous avez payé trop d’impôts dans l’année ? Vous recevez un remboursement. (Hourra !)

  • Vous n’avez pas assez payé d’impôts ? Vous devez de l’argent (Gloups…)

Cela fait partie intégrante du système — mais cela peut vous surprendre si vous n’y êtes pas préparé. C’est pourquoi, surtout lors de votre première année au pays, il est judicieux de garder une petite réserve financière au cas où.

Et si vous avez encore des liens à l’étranger ?

Si vous avez déménagé au Canada en cours d’année, il y a de fortes chances que vous deviez également produire une déclaration d’impôts dans votre pays d’origine. Et si vous continuez à percevoir des revenus là-bas, cela pourra être ainsi pendant de nombreuses années. Avec une déclaration à effectuer au Canada et une déclaration à effectuer dans votre pays d’origine.

Serez-vous imposé deux fois ? Le plus souvent, non, ce ne sera pas le cas. Le Canada a conclu des conventions fiscales avec plusieurs pays afin d’éviter la double imposition. Habituellement, vous déclarez vos revenus dans les deux pays, puis vous réclamez un crédit d’impôt pour ne pas être imposé deux fois sur le même revenu. Cela dit, les situations transfrontalières peuvent être complexes — et un conseil professionnel peut s’avérer précieux.

Pour conclure

Les impôts canadiens ne sont pas nécessairement plus compliqués — mais ils sont différents. Et ces différences comptent, surtout lors de votre première année. Si vous souhaitez une explication plus claire, étape par étape — avec des exemples pratiques — écoutez l’épisode complet : « Les impôts au Québec et au Canada : connaître les grands principes et faire sa 1ère déclaration de revenus ».

Comme toujours, ce contenu est fourni à titre d’information générale uniquement. Il ne remplace pas les conseils avisés d’un fiscaliste professionnel. En cas de doute, consultez un expert. Parce qu’en matière d’impôts, improviser est rarement une bonne stratégie…

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