Décès d’un proche quand on vit au Canada : guide pratique et retour d’expérience
Perdre un proche quand on vit à l’étranger soulève des questions complexes qu’on préfère ne jamais avoir à se poser. Pourtant, anticiper ces décisions peut considérablement alléger le poids de l’épreuve. Dans l’épisode 107 de mon podcast, je partage mon expérience personnelle suite au décès soudain de mon père, avec un objectif : vous aider à mieux vous préparer.
Les 4 questions essentielles à se poser immédiatement
Face à l’annonce d’un décès, plusieurs décisions urgentes s’imposent. Voici les questions que j’ai dû trancher en quelques heures :
Avec qui partir en France ? Est-il préférable de voyager seul ou de partir en famille ? Pour des raisons logistiques, j’ai choisi de partir seule depuis le Canada. Ce fut une décision émotionnellement difficile.
Quand partir ? Le jour même, le lendemain, plus tard ? J’ai opté pour un départ le lendemain du décès, me donnant 24 heures pour organiser mon voyage.
Combien de temps rester sur place ? Une semaine suffit-elle ou faut-il prévoir davantage ? J’ai choisi trois semaines, mettant ma vie professionnelle entre parenthèses, pour me concentrer exclusivement sur ma famille.
Quel rôle jouer sur place ? Assister uniquement aux funérailles ou gérer aussi les démarches administratives ? J’ai décidé de soulager ma mère au maximum en m’occupant d’un grand nombre de formalités.
Mon conseil : réfléchissez à ces questions dès maintenant, avant qu’un drame ne survienne. Avoir un plan vous apportera un soulagement précieux le moment venu.
Organisation des funérailles
Grâce aux discussions que j’avais eues avec mes parents, je disposais d’un document synthétisant leurs volontés. Pour les funérailles de mon père, je savais qu’il souhaitait un office religieux, un office civil et une crémation.
En une semaine, j’ai :
quitté le Canada pour la France
averti la famille et les amis
coordonné les démarches avec les pompes funèbres
préparé les textes, photos et musiques pour les cérémonies
Cette période est émotionnellement éprouvante, surtout loin de son conjoint et ses enfants.
Démarches administratives : méthode et ressources
Après les funérailles, j’ai consacré près de deux semaines aux formalités administratives. Ma stratégie ? Ne pas me disperser et m’appuyer sur deux sources fiables :
Le site des Notaires de France
Service-public.fr (rubrique « Un proche est décédé »)
J’ai établi un plan d’action méthodique avec toutes les tâches et délais, puis j’ai travaillé 7 à 9 heures par jour. Mairie, banque, notaire, mutuelle, courriers, appels téléphoniques…
Cette approche intensive était mon choix personnel. D’autres préfèrent espacer ces démarches sur plusieurs mois. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise option, seulement celle qui vous convient.
Prendre soin de soi pendant l’épreuve
Malgré l’intensité du travail, j’ai veillé à préserver mon équilibre. J’ai :
passé des moments avec ma famille et mes amis
eu au téléphone tous les jours mon mari et mes enfants
marché longuement, sur la Promenade des Anglais, à Nice
écrit, afin que les mots deviennent ma thérapie.
Ces instants de répit sont essentiels pour traverser cette période délicate.
Anticipez pour mieux affronter ce qui pourrait arriver
Gérer un décès depuis le Canada implique une charge mentale et logistique considérable. Mon retour d’expérience ? Anticiper ces questions avant qu’un drame ne survienne vous offrira une boussole précieuse dans la tempête. Écoutez l’épisode 107 de mon podcast pour découvrir plus en détail ce parcours et bénéficier de conseils complémentaires pour vous préparer au mieux.