Résidence permanente au Québec : comprendre le PSTQ pour faire les bons choix

Vous rêvez de vous installer définitivement au Québec ? Obtenir la résidence permanente est un objectif convoité par de nombreux candidats, mais les règles ont changé. Et sans un éclairage adapté, il devient difficile d’estimer vos véritables chances de succès.

Bonne nouvelle ! J’ai récemment interviewé sur le podcast Cécile Lécollier, une consultante réglementée en immigration canadienne qui accompagne chaque jour des personnes rêvant de s’installer au Québec. Dans le podcast et dans cet article, elle vous explique ce qui a changé, quel programme fonctionne (encore) et quelle stratégie privilégier.

Le grand changement : un seul programme pour la résidence permanente

Venir au Québec en tant que résident permanent, c’est s’y installer pour une durée indéterminée, avec une date de début et potentiellement aucune date de fin.

Depuis peu, il n’existe plus qu’une seule voie d’accès à la résidence permanente : le Programme de Sélection des Travailleurs Qualifiés (PSTQ). Il remplace à la fois :

  • le PRTQ, qui a disparu en 2024,

  • et le PEQ (travailleurs), supprimé en novembre 2025.

À présent, tous les travailleurs qualifiés doivent passer par le PSTQ.

Certains diront que c’est plus simple. D’autres diront que ça l’est, mais en apparence seulement… Car les critères ont changé et la compétition a redoublé.

Comment fonctionne le PSTQ ?

Le PSTQ fonctionne un peu comme Entrée Express, une voie d’accès bien connue à la résidence permanente hors Québec. C’est un système à points, attribués selon plusieurs facteurs :

  • l’âge,

  • les diplômes,

  • l’expérience professionnelle,

  • l’emploi,

  • la maîtrise du français,

  • etc.

Comme pour Entrée Express, le gouvernement réalise des rondes d’invitations :

  • Volet 1 : Haute qualification et compétences spécialisées

  • Volet 2 : Compétences intermédiaires et manuelles

  • Volet 3 : Professions réglementées

  • Volet 4 : Talents d’exception

On pourrait croire que seuls les candidats les mieux classés seront invités. Mais la réalité est plus nuancée. Le gouvernement québécois s’accorde une grande liberté dans le choix des critères de tirage. Cécile appelle cela un superpouvoir. Et ce n’est pas exagéré.

Le gouvernement québécois peut décider d’inviter les personnes ayant les meilleurs scores dans un volet précis, tout en réservant ses invitations uniquement à ceux qui remplissent des critères additionnels. Par exemple, avoir un diplôme québécois, résider en région ou détenir une offre d’emploi validée. Les tirages sont donc… moins prévisibles.

Les premiers tirages du PSTQ : ce qu’ils nous apprennent (et ce qu’ils ne nous apprennent pas)

Le PSTQ a rouvert en juillet 2025, mais depuis les invitations se comptent sur les doigts d’une main. Quelques rondes en juillet et en août. Avec des scores très élevés pour espérer être sélectionnés.

Les profils invités jusqu’ici ont été les suivants :

  • diplômés du Québec

  • ou personnes vivant au Québec, mais hors de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM)

Néanmoins, il serait prématuré de conclure que seuls ces profils-là seront retenus à l’avenir… Pourquoi ? Parce qu’on peut espérer qu’avec la disparition du PEQ, davantage de rondes d’invitation auront lieu sur 2026. Et qui dit davantage d’invitations, dit :

  • plus de visibilité sur les profils recherchés,

  • et — c’est à espérer — un abaissement des scores minimaux demandés.

Toutefois, certaines tendances se dessinent dans le plan d’immigration 2026 et laissent penser que les profils suivants pourraient être avantagés :

  • les diplômés du Québec

  • les candidats avec une expérience de travail québécoise

  • les travailleurs installés hors CMM

Ce qui signifie, par contraste, que les profils suivants pourraient être désavantagés :

  • les travailleurs installés dans la communauté métropolitaine de Montréal

  • les profils situés à l’extérieur du Québec, sans diplôme québécois ou expérience de travail locale.

Maintenant, obtenir une invitation au PSTQ sera-t-elle impossible pour ces personnes ? Non, pas du tout. Ce sera toujours possible d’être invité, pour autant que le profil soit (très) demandé.

La fenêtre de tir s’est donc resserrée. Et deux certitudes se font jour désormais :

  • Une stratégie affûtée et personnalisée est à adopter.

  • Une analyse de vos chances réelles de succès est plus essentielle que jamais.

C’est exactement le type d’aide que Cécile pourra vous apporter. Pour réserver une consultation avec elle, c’est par ici. Et pour écouter le podcast, c’est par .

‼️ Entre l’enregistrement et la diffusion de l’épisode, il y a eu une nouvelle ronde d’invitations pour le PSTQ (le 4 décembre 2025). Elle est venue confirmer les tendances annoncées dans le podcast.

Suivant
Suivant

Résidence temporaire au Québec : vos options pour 2026 !