Résidence temporaire au Québec : vos options pour 2026 !
J’ai récemment eu le plaisir d’interviewer Cécile Lécollier sur mon podcast Bienvenue au Canada. Cécile est consultante réglementée en immigration canadienne et accompagne chaque jour des personnes qui rêvent de s’installer au Canada, y compris au Québec. Ensemble, nous avons pris le temps de clarifier le fonctionnement de l’immigration temporaire dans la Belle Province, un sujet qui suscite souvent beaucoup de questions… et parfois un peu de confusion !
Qu’est-ce que l’immigration temporaire ?
Venir au Québec en tant que résident temporaire, c’est s’y installer pour une durée définie, avec une date de début et une date de fin. Trois statuts sont possibles :
visiter,
étudier,
ou travailler au Québec.
Pour les visiteurs, c’est simple : seul le gouvernement fédéral intervient.
Pour les étudiants et les travailleurs, en revanche, la situation varie. Selon le programme, les démarches peuvent relever uniquement du fédéral ou nécessiter aussi une intervention du Québec. Dans ce second cas, il faudra obtenir un Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ), délivré par le MIFI (Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration).
Étudier au Québec
Pour devenir étudiant au Québec, vous devez d’abord choisir un établissement d’enseignement désigné, sélectionner un programme et obtenir une lettre d’admission.
Si votre formation dure plus de six mois, deux autorisations sont ensuite nécessaires :
un CAQ – études délivré par le gouvernement du Québec ;
un permis d’études délivré par le gouvernement du Canada (IRCC).
Le permis d’études ne peut être demandé qu’après réception du CAQ.
(Le CAQ est obligatoire dans la grande majorité des cas, même si quelques exceptions existent. Retrouvez-les ici.)
Il faudra également démontrer vos capacités financières, payer les frais d’examen de votre demande et fournir plusieurs justificatifs. Pour plus de détails, cliquez ici.
Ces étapes peuvent sembler nombreuses, mais elles permettent de sécuriser votre arrivée et de préparer votre projet d’étude dans de bonnes conditions.
Travailler au Québec
Pour travailler au Québec, deux grandes voies s’offrent à vous :
les programmes avec CAQ,
et les programmes sans CAQ.
Les programmes avec CAQ
C’est la voie classique, celle du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).
Voici les grandes étapes :
L’employeur doit d’abord obtenir une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT), qui permet de vérifier qu’aucun travailleur canadien n’est disponible pour le poste. Elle s’obtient auprès d’Emploi et Développement Social Canada (EDSC).
Dans le même temps, et en parallèle, une demande de CAQ – travail est déposée auprès du MIFI.
Une fois EIMT et CAQ délivrés, la demande de permis de travail peut être présentée à IRCC.
Ce processus implique plusieurs acteurs et peut être relativement long, autant pour l’employeur que pour le candidat.
Les programmes sans CAQ
Bonne nouvelle : certains programmes permettent de travailler au Québec avec une autorisation fédérale seulement. Ils appartiennent au Programme de la Mobilité Internationale (PMI) et sont dispensés d’EIMT.
Cela concerne notamment :
Expérience Internationale Canada (PVT, Jeunes Professionnels, Coop),
les mobilités intragroupes,
les professionnels visés par certains accords de libre-échange,
et certains permis liés à une demande de résidence permanente en cours (A73, A75).
Ces programmes sont généralement plus rapides et faciles à obtenir.
Quels programmes permettent de partir rapidement au Québec ?
Si votre objectif est d’arriver au Québec en peu de temps et avec des démarches légères, les programmes sans CAQ sont les plus accessibles. Ils n’exigent ni EIMT, ni autorisation provinciale, ni processus administratif complexe. À l’inverse, les programmes avec CAQ — permis d’études ou PTET — demandent plus de temps et impliquent davantage de conditions à remplir.
Maintenant, comment choisir la meilleure option parmi toutes celles possibles ? Comme le souligne Cécile dans le podcast, tout dépend de votre situation : votre expérience, votre métier, vos objectifs, vos délais… Le « meilleur » programme est toujours celui auquel vous êtes admissible et qui correspond réellement à votre projet.
Pour mieux comprendre chaque option, je vous invite à :
écouter l’épisode 78 du podcast Bienvenue au Canada
réserver une consultation avec Cécile. Elle vous apportera des conseils avisés pour votre projet.